Comment bien choisir sa télé

Pour bien choisir son modèle de téléviseur, voici les clés pour décrypter le langage des constructeurs.
Parmi la multitude de marques et de références présentes en magasin, difficile lorsqu’on cherche son nouveau téléviseur, de ne pas se sentir perdu. Et ce, sans même se poser la question de la taille du modèle recherché ou du prix qu’on compte mettre dans cet achat.
Avec ce guide, nous avons identifié les huit principaux critères de sélection qui, en toute objectivité, devraient permettre à chacun de mieux comprendre les fiches techniques livrées par les fabricants… Et donc de faire le bon choix en fonction de ses attentes principales.

Le type de dalle

Avec la disparition du Plasma, les fabricants de téléviseurs s’appuient désormais sur deux grands types de dalles : le LCD d’un côté et l’OLED de l’autre. L’avantage du LCD, c’est sa technologie parfaitement maîtrisée et peu onéreuse à produire. Cette technologie est par ailleurs adaptée à toute taille d’écran et se décline dans toutes les définitions (HD 720p, Full HD, Ultra HD…). En revanche, elle requiert l’intégration de LED organisées en rampes ou tapissant l’intégralité de la dalle pour fournir ce qu’on appelle le rétro-éclairage. Les noirs ne sont pas complètement noirs, avec un niveau de contraste plus ou moins important selon les modèles de téléviseurs.
L’OLED corrige ce défaut grâce à ses pixels qui émettent leur propre lumière. Mieux contrastées et plus colorées du point de vue de l’affichage, les télés OLED en jettent face aux modèles LCD, mais elles sont aussi plus onéreuses, usage d’une techno de dernière génération oblige. Elles n’existent, de plus, pour le moment, qu’en grande taille d’écran et bénéficient souvent d’un design fin et sophistiqué qui alourdit la facture.
Qu’elle soit LCD ou OLED, la dalle peut par ailleurs être plate ou incurvée. Cela ne revêt qu’un intérêt purement esthétique même si les constructeurs évoquent une sensation d’immersion accrue dans l’image, mais là encore, cela a un impact sur le prix.

En résumé : La techno OLED convaincra tous les amoureux du cinéma mais son coût constitue encore un frein pour la plupart des consommateurs… même si les prix tendent à baisser peu à peu. Le LCD conviendra, lui, parfaitement pour la télévision du quotidien… mais pas seulement. Les modèles les mieux contrastées et bénéficiant des dernières technos d’amélioration de l’image n’ont, en effet, pas trop à rougir face à leur cousins OLED. C’est le cas du Sony KD-55XD9305 que nous évoquons plus longuement dans le critère suivant sur le rétroéclairage. Si votre budget est plus large, vous pouvez opter pour téléviseur OLED de LG.

 LG – OLED55C6V 

L’image offerte par l’un des derniers téléviseurs OLED de LG est somptueuse. A son lancement, ce modèle 55 pouces coûtait 3490 euros. On le trouve chez certains vendeurs autour de 2500 euros aujourd’hui !
Lire le test complet du LG OLED55C6V

Le rétroéclairage

Ce sont des LED organisées à l’arrière de la dalle qui fournissent la source lumineuse nécessaire au fonctionnement des télés LCD. Ce qu’on appelle le rétroéclairage. Différentes techniques se disputent le marché et certaines sont plus efficaces que d’autres. Tout en bas de l’échelle de qualité figure le rétroéclairage LED Edge avec des LED placées sur les côtés de la dalle. Viennent ensuite des systèmes plus intelligents où les LED sont organisées par zones et peuvent varier en intensité indépendamment les unes des autres (on parle de Micro Dimming Pro, Premium ou Ultimate chez certains, de Nano Full LED pour LG, de Full LED avec Local Dimming chez d’autres, etc.). Tout en haut de l’échelle figurent les technologies SUHD de Samsung et Triluminos LED de Sony utilisant non pas des LED blanches, mais RVB ou bleues.

En résumé : Les techniques de rétroéclairage intelligent, qu’on trouve sur les télés LCD haut de gamme, tel le Sony KD-55XD9305 (EDGE LED + Local Dimming), permettent de produire des images plus précises dans les scènes sombres et d’améliorer la profondeur générale.

 Sony – KD-55XD9305 Ultra HD 4K et HDR

 

Ce téléviseur 55 pouces de Sony fait le plein de technos bien au-delà de son rétroéclairage de compétition et ce, pour une image ultra lumineuse et bien contrastée. Coûteux à son lancement (2500 euros), on le trouve aujourd’hui sous la barre des 2000 euros.
Lire le test complet du Sony KD-55XD9305

La technologie HDR

Apparue avec l’Ultra High Definition (Ultra HD soit au moins 3840 x 2160 pixels), la technologie High Dynamic Range (HDR) permet d’afficher à l’écran une plage de luminosité plus large qu’à l’accoutumée. Cela contribue à améliorer la qualité des contrastes, la précision dans les portions sombres de l’image et le rendu des couleurs. Mais pour que cela marche, le contenu diffusé doit, lui aussi, être codé en HDR, ce qui n’est pas si courant.
Il existe plusieurs types de HDR, liés au nombre de nuances de luminosité que la dalle peut reproduire. On trouve ainsi plusieurs appellations – HDR Pro, Premium, 1000, etc -, chaque constructeur ajoutant sa propre surcouche logicielle pour améliorer le rendu et amener encore plus de variations lumineuses. Ce qui importe, c’est que le téléviseur soit bien équipé d’une dalle 10 bits, ce qui signifie que le codage des couleurs se fait sur 10 bits pour délivrer plus d’un milliard de nuances (face aux anciennes générations qui sont sur 8 bits). Le top du top vient avec la certification Dolby Vision (codage sur 12 bits) pour l’instant réservé aux meilleurs téléviseurs haut de gamme.

En résumé : le HDR avec Dolby Vision est un réel atout pour les amateurs de films et de séries sur grand écran. Pour l’instant, on ne trouve des contenus HDR que sur des Blu-Ray UltraHD ou sur quelques programmes Netflix. Mais les choses devraient évoluer dans les prochaines années. Le HDR vient d’ailleurs de débarquer sur YouTube .

Au format 49 pouces, le téléviseur Samsung UE49KS7000 vendu autour de 1400 euros bénéficie d’un traitement HDR (dalle 10 bits)

L’Indice de fluidité

L’indice de fluidité indiqué par les constructeurs ne constitue qu’une valeur indicative. Samsung a baptisé celui de ses téléviseurs “PQI” (Picture Quality Index) LG a opté pour l’acronyme PMI (Picture Mastering Index), Philips pour PMR et PPI (Perfect Motion Rate / Picture Performance Index), etc. Chaque indice variant selon les modèles, tout ce dont il faut se souvenir c’est que plus la valeur est élevée, plus la télé est capable d’afficher des images en mouvement de façon précise.
L’indice de fluidité est fonction du taux de rafraîchissement natif de la dalle, combiné à des processus permettant d’augmenter artificiellement le nombre d’images affichées chaque seconde et ainsi d’améliorer la précision générale. D’où des indices très variables selon les modèles et les différentes technos auxquelles font appel les constructeurs.
Il est, en revanche plus utile de jeter un oeil sur le taux de rafraîchissement natif de la dalle, correspondant au nombre d’images qu’elle peut afficher chaque seconde. Mesuré en hertz (Hz), ce taux peut avoir son importance pour les gamers et pour ceux qui apprécient des programmes sportifs.

En résumé : Mieux vaut se fier au taux de rafraîchissement natif de la dalle plutôt qu’à l’indice de fluidité qui résulte d’une combinaison. Les constructeurs font hélas rarement mention de ce taux mais on le trouve fréquemment sur le site LCD-Compare qui recense la plupart des fiches techniques des téléviseurs du marché.

 

Le son, un critère à ne pas négliger

Une image superbe se doit d’être accompagnée d’un son exceptionnel. Ce dernier n’est malheureusement pas toujours à la hauteur. Sur les télés d’entrée de gamme, deux mini haut-parleurs sont souvent intégrés dans le châssis avec une amplification qui varie entre 6 et 10 watts. Des valeurs qui montent entre 20 et 60 watts sur les modèles milieu et haut de gamme.
Si la puissance de l’amplification n’est pas forcément gage de qualité, plus la valeur est élevée, plus vous pouvez être certain que la qualité et les possibilités d’égalisation seront au rendez-vous.
Certains modèles vont même encore plus loin avec un woofer embarqué, la présence d’un système acoustique partenaire ou carrément d’une véritable barre de son.

En résumé : quel que soit l’usage que vous ferez de votre téléviseur, la qualité de son reste un critère de choix important. On peut aussi pallier les défauts d’un téléviseur en investissant dans une barre de son ou un système plus sophistiqué comme le Cabasse Stream Base.

Contrôler sa télé au geste ou à la voix

Pour distinguer l’entrée de gamme des modèles premium, les fabricants ont aussi joué sur les possibilités de pilotage. Ainsi, les modèles phares offrent plusieurs moyens de contrôle : la télécommande avec pointeur intégré (pratique, même s’il faut un temps pour s’y faire), la reconnaissance vocale (recommandé pour les célibataires ou les couples sans enfant) ou encore le contrôle gestuel (pratique pour utiliser certains services connectés). On constate aussi parfois la présence d’une seconde télécommande simplifiée, avec trackpad.

Ces options renforcent l’attachement du consommateur à son téléviseur et contribuent à intensifier l’usage des services Smart TV. C’est un “plus”.
En résumé : les nouveaux types de contrôle ne sont pas des critères de choix essentiels mais ils plairont aux plus geeks. On peut aussi « moderniser » sa télé à moindre coût en transformant son smartphone en télécommande via le téléchargement d’une application.

Le traitement vidéo

Plus on monte en gamme, plus la liste des technologies et des procédés d’optimisation vidéo, aux noms souvent ampoulés s’allongent. Mais c’est la certitude de profiter d’une large palette d’options de calibrage et d’une image de qualité. Sachez que ces procédés d’optimisation sont débrayables et ajustables, et permettent effectivement de rendre l’image encore plus belle. Ou en tout cas, de l’ajuster parfaitement à vos goûts.
Avec la certification THX par exemple, vous disposez de plusieurs modes cinéma préréglées conformes aux exigences de qualité du label créé par Lucasfilm.
Avec le label ISF, vous bénéficiez d’options de calibrage plus fouillées qu’à l’accoutumée, avec la certitude qu’une fois correctement réglé, le téléviseur affichera des couleurs plus justes et des contrastes de qualité. Mais dans ce dernier cas, mieux vaut faire appel à un technicien certifié.

En résumé : les modèles certifiés THX ou estampillés ISF sont généralement ceux qui proposent les possibilités de réglage les plus fouillées. C’est pratique quand on alterne films, jeux vidéo et TNT.

Connectivité

Les téléviseurs sont aujourd’hui de plus en plus souvent des modèles connectés. On peut les relier facilement au réseau domestique en Ethernet, mais aussi en Wi-Fi. Certains modèles sont même compatibles Wi-Fi Direct, techno qui permet de diffuser sans fil directement (et surtout sans passer par le réseau domestique) des contenus multimédia depuis un ordinateur portable ou un smartphone. La connectivité Bluetooth sur une télé autorise, quant à elle, la connexion d’un clavier, d’une souris ou d’un système acoustique externe. Mais attention, il s’agit d’un Bluetooth souvent propriétaire. Ainsi, pour le son, seuls les produits acoustiques de la marque pourront être ajoutés.

En résumé : les geeks auront du mal à faire l’impasse sur la connectivité Wi-Fi. Les amateurs de Home Cinéma, eux, jetteront un oeil sur les possibilités d’extension sonore en Bluetooth.

Les plateformes de services connectés

Chaque fabricant a développé sa propre plateforme TV avec son architecture spécifique et ses services connectés. Dans un souci d’ergonomie et de fluidité d’usage, toutes sont cependant calquées sur le même modèle.

Tizen (Samsung)

Avec Tizen OS, nul besoin de passer par une multitude de menus fastidieux. La télécommande permet d’accéder à tout moment au «Smart Hub», l’interface centrale de la Smart TV.

  • +  rapide
  • + ergonomique et coloré
  •  + contenus centralisés

– magasin d’applis à compléter

Android (Sony, Philips)

Le gros avantage d’Android TV, c’est son magasin d’applications même s’il n’égale pas celui disponible pour les smartphones. La fonction Chromecast permet, elle, de diffuser sur le téléviseur des contenus issus de Pluzz ou myCanal depuis son smartphone ou sa tablette, alors que ces apps ne sont pas encore disponibles sur la plateforme.

  •  + Interface familière
  •  + Chromecast
  • + jeux

– pas de chaînes TV en ligne

– accès encore limité à l’univers Google (Drive, Docs, etc.)

WebOS (LG)

Dans la lignée de Tizen, WebOS 3.0 est léger, fluide et dynamique. Même si les fonctions multimédia et les quelques applications déjà disponibles sont intéressantes, on a vite fait le tour de cet environnement

  • + Simplicité d’utilisation
  • + fluidité
  •  + fonctions multimédia

– un magasin d’application insuffisant

Firefox OS (Panasonic)

En Europe, Panasonic est le seul fabricant à proposer des téléviseurs sous Firefox OS qui, sans être révolutionnaire, est un système d’exploitation léger, véloce, optimisé pour le HTML5 et customisable.

  • + la capacité à afficher tous les sites web
  • + la personnalisation du menu

– le manque d’applications

– le côté moins intuitif que Tizen et webOS